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Anne Bourrel, auteur La Manufacture de livres

L'insécurité

22 Septembre 2013 , Rédigé par anne bourrel écrivain pop

J’ai trotté comme un poney en traversant la ville sur mes talons. Il faisait un peu froid et la nuit était grise.

Le portail du jardin a grincé et j’ai cru que je l’avais bien refermé. Minuit vingt-cinq, indiquait l’horloge digitale sur la porte du micro-onde. Le temps passe si vite aux anniversaires. J’ai trainé un peu dans la cuisine, rangé la vaisselle de midi, bu de l’eau minérale à la bouteille.

J’ai entendu le portail qui grinçait encore. La lumière automatique du jardin s’est rallumée, j’ai cru que c’était toi qui rentrais. Pourtant ce n’était pas logique, tu avais dit que tu passais la nuit là-bas et que tu ne reviendrais que dimanche.

J’ai vu une main pousser le portail. Il y avait un homme. Il tenait une bouteille minérale en plastique vide et sans étiquette L’éclairage public l’a faite briller dans la nuit. Je crois bien que c’était un homme. Je ne distinguais pas ses traits, à peine ses cheveux courts et ses jambes dans un jean’s bleu clair. Il a dû me voir à la fenêtre. Il s’est glissé derrière la haie des aralias.

J’ai fermé la porte d’entrée à double tour, j’ai tiré les rideaux, j’ai pris le chat sous mon bras, je suis montée à l’étage, j’avais oublié mon portable dans la cuisine, je ne savais pas ce qu’il fallait faire ensuite, j’ai attendu toute droite en haut de l’escalier, le chat s’agitait sous mon bras, il sortait les griffes de ses pattes avant, de ses pattes arrière, il les agitait avec beaucoup d’énergie, il aurait voulu s’échapper, mais je ne l’ai pas lâché, il criait et soufflait et quand l’homme a commencé à se jeter contre la porte pour la défoncer, je n’ai plus eu de force et j’ai laissé tomber le chat qui a disparu dans le salon sans lumière. L’homme s’acharnait contre la porte à coup d’épaule puis il s’est mis à taper avec quelque chose de lourd, oh non, la pioche qu’on avait laissé dans le jardin depuis des jours, on range jamais les choses et l’homme allait entrer et tout défoncer, tout achever, tout détruire, j’ai préféré l’affronter.

J’ai descendu l’escalier comme si j’avais des ailes noires, j’ai tourné la clé dans la porte, en sens inverse. La porte était entière et intouchée. Dans la nuit blafarde, j’ai bien vu le portail resté entr’ouvert, la lumière automatique du jardin était encore allumée. L’homme ne pouvait pas se cacher derrière la haie d’aralias, on l’avait arrachée la semaine dernière. La terre marron était toute retournée, tu l’avais bêchée avant de partir, on allait mettre une nouvelle pelouse. J’ai pensé que je ne la verrai jamais pousser.

Le jardin était marron, sombre et vide.

Je l’ai traversé en courant, j’ai refermé le portail bruyamment, il a vibré, métallique. Personne, personne dans les coins, personne qui n’allait me mettre la main sur la bouche pour que je ne crie pas, personne qui n’allait défoncer la porte, personne qui n’allait me tirer dessus avec un fusil de chasse ou à pompe ni avec un révolver.

Anne Bourrel, dimanche 22 septembre 2013.

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M.O.T N.O.N

19 Septembre 2013 , Rédigé par anne bourrel écrivain pop

Ce matin, je vais voir mon blog au lieu de me plonger dans mon roman tout en chantier. Juste pour vérifier que les lecteurs ne soient pas venus en trop grand nombre...on sait jamais.

C'est une publicité qui me reçoit. Des encars publicitaires moches. Des photos prises les yeux fermés. 

j'apprends aussi que si je n'écris pas ICI tous les 45 jours, je serai punie par une, voire plusieurs vilaines publicités. 

Siii, je le savais mais j'avais oublié, d'habitude, je poste davantage mais là, roman tout en chantier, pas eu envie d'écrire un texte pour mon blog, ça arrive, on n'est pas des machines, donc, bon, ok, compris.

Tous les 45 jours au max, il y aura au moins un mot sur mon blog.

 

celui d'aujourd'hui, c'est NON. Ok?DSC 8456

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